Les fameux Wulong de roches des Wu Yi

Le terme WuLong  de roches désigne des thés exclusivement originaires des monts Wu Yi, dans le sud-est de la Chine.
Il s’agit de thés semi fermentés mais ils sont plus proches d’un thé noir que d’un thé vert comme en atteste la couleur de la liqueur (L’infusion est la méthode de préparation) et de la feuille de thé.

Wulong de roches ont laW020121112367139949394 particularité de pousser dans un environnement dominé par le minéral d’où leur nom et se caractérisent par un gout unique, gourmand, velouté, avec des notes minérales et fruitées.

 

Oolong que l’on rencontre parfois est un synonyme de WuLong principalement employé par les anglophones.

Un peu d’histoire

Les Wulong des Wu Yi sbk_904d92051ec2f08b60c7133e5e1bd3a4_xSJi7yont connus depuis fort longtemps et plus précisément depuis la dynastie Tang [618 – 907].
Sous la dynastie Song [960 – 1279 ], ils sont désignés « tribut impérial » et sont réservés à la cour.
La dynastie Yuan [1271 – 1368 EC] décrète les plus belles plantations  « jardins de thé impériaux ».
Les thés des Wu Yi entrent définitivement dans le petit monde des thés d’exception, au 17 ème siècle, pendant le règne de Chong Zhen [dynastie Ming, 1627- 1644].
Selon la légende, la mère de l’empereur retrouva la santé  grâce à un thé rare provenant  de six théiers poussant à flanc de falaise dans les monts Wu Yi.
En signe de gratitude, Chong Zhen offrit aux six théiers de longues robes rouges pour les protéger de la fraicheur hivernale.

Da Hong Pao

da_hong_paoDa Hong Pao  signifie « grand manteau rouge » en mandarin et donna son nom au thé.
Les six théiers sont restés accrochés à leur falaise et ont produit du thé jusqu’en 2006. Ils sont aujourd’hui protégés et font partie du patrimoine culturel chinois.

 

Les quatre premiers des Wu Yi.

Les WuLong des monts Wu Yi  portent des noms imagés :
Nous venons de parler du Da Hong Pao (les longs manteaux rouges).

 

u=1052408119,1843738461&fm=23&gp=0Les autres thés se nomment :
Tie Luo Han (la force de Bouddha)
Shui Jin Gui (la tortue  dorée)
Bai Ji Guan (la crête de coq blanche )
Rou Gui (c’est aussi le nom de la cannelle dans la langue de Mao)
Shui Xian (la fée de l’eau) , etc.

 

Les quatre meilleurs sont connus sous le nom des « quatre premiers des Wu Yi ».
Il s’agit du  Da Hong Pao, du Tie Luo han, du Shui Jin Gui et du Bai Ji Guan.
Des jardins de  Da Hong Pao ont été créés à partir de boutures prélevées sur les théiers d’origine, multipliées puis replantées à proximité du lieu d’origine afin de produire de nouveau ce Wulong mythique.

 

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Les jardins de Tie Luo Han sont plantés  dans une mince bande de terre entre deux falaises.

 

 

 

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Les feuilles Shui Jin Gui sont si brillantes qu’elles reflètent les rayons du soleil d’où le nom du thé dont la traduction est la tortue d’or.

 

 

 

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Les jardins escarpés du Bai Ji Guan sont  récoltés  fin mai.

 

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Comment les millionnaires et salariés chinois s’inventent des logements

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Afin d’illustrer le fossé de plus en plus escarpé entre chinois riches et pauvres, quoi de mieux que ces deux anecdotes loufoques qui ont récemment fait le buz sur la toile ?

Château versus yourte ?

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Une jeune fille originaire de Taiwan rêve depuis toujours de vivre dans un hutong, mais n’a malheureusement pas le sou. Elle a donc tout bonnement décidé de planter sa yourte sur le toit de la maison d’un de ses amis. Les hutongs sont de petites allées étroites qui zigzaguent entre de hauts platanes et abhorrent des deux côtés des maisonnettes bases, construites en briques grises de forme rectangulaire. Leurs toits courbés sont décorés de gargouilles version chinoise, comme des dragons de pierre perchés à même la gouttière et défendant la demeure d’un éventuel incendie, des statuettes de chauves-souris qui par leur homonymie avec le mot ‘fortune’ sont apte à l’attirer, des phénix et lions chasseurs de mauvais esprits. Ses charmantes ruelles sont représentatives pour l’architecture chinoise, plus particulièrement pour celle de Pékin, mais la fièvre de construction animant le pays depuis plusieurs décennies fait pleurer les amateurs de vieilleries.

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La grosse majorité des hutongs a été ensevelie à même la terre et là où jadis on voyait des anciens se regrouper autour d’une bataille de crickets, trônent aujourd’hui des hauts gratte-ciels aux larges parkings et supermarchés de trois étages. Heureusement quelques hutongs ont été bien préservés et petit à petit ils ont pris l’allure de rues piétonnes où les cafés se suivent en rangée d’ognons. Ces hutongs sont devenus des endroits très prisés par les touristes chinois et d’outre-mer qui aiment s’y pourlécher au soleil tout en observant l’animation grouillante dans un brin de nostalgie. Les habitants des hutongs contemporains ne manquent pas d’oseille car ils ont pu garder la structure ancienne de la demeure tout en l’élargissant de tous les conforts modernes. Ont survécu aussi quelques pans de hutong non restaurés où le loyer pour une minuscule chambrette sans toilette, eau courante ou chauffage commence à partir de la modique somme de 3000RMB par mois (plus au moins 360EUR). C’est le prix d’un logement pas beaucoup plus grand mais certainement plus adapté aux besoins actuels dans une haute tour d’acier.

La demoiselle Taïwanaise qui préfère rester anonyme a vécu deux ans à New York où elle avait trouvé une astuce pour louer un trois-pièces dans le centre de Brooklyn sans y perdre trop de plumes. Elle sous-louait les deux chambres à coucher pendant qu’elle-même se contentait de dormir sur le large appui de fenêtre intérieur du salon, aménagé pour ce fait d’un matelas et d’épaisses tentures. Cette promiscuité ne l’a jamais exaspérée et vivre dans une yourte de trois mètres cinquante de diamètre ne lui parait donc pas absurde. Après quelques recherches sur l’internet elle se décide à acheter un petit modèle de 4000RMB (480EUR). La structure intérieur est composé de larges poteaux en bois qui soutiennent un ‘couvre-chef’ blanc imperméable et isolé de laine artificielle. Avant de planter sa yourte, la jeune fille a dû aplatir un petit jardin potager sur le toit de la maison. Ce jardin de fortune délaissé est devenu le point de rencontre hot des chats sauvages du quartier. Les matous y démarquent leur territoire à l’aide d’épais jets d’urine et y chantent à la mi-aout leurs sérénades. Elle n’a pas trouvé le moyen de les faire déménager et la pissotière féline lui a couté moult nuits blanches. Mais c’est là trouve-t-elle, le seul et unique inconvénient de la vie en yourte en plein centre de Pékin. Malgré des températures bien en dessous du zéro, elle ne souffre pas du froid et durant les jours de grosses rafales de vent les tuiles des maisons voisines s’envolent, des cyclistes tombent de leur vélo alors que sa yourte reste bien ancrée.

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Monsieur Liu a cinquante-neuf ans et nous apprend que dans son enfance il avait le ventre qui gargouillait du matin au soir. Cette symphonie de la faim lui a laissé des traces car devenu adulte ce self-made man a répondu à l’appel des chinois gourmand de sucreries en mettant sur pied une chaîne de confiserie industrielle. Il possède également de nombreuses marques de pâtisseries dont une porte le joli nom de ‘Biscuit de Rêve’. Liu Chonghua est aujourd’hui un millionnaire qui vit à Chongqing, à l’est de la province du Sichuan. Il trouve que les métropoles chinoises affichent toutes le même visage et s’est fait le porte-parole d’une plus grande diversité architecturale.

Cet homme d’affaire est d’avis que les chinois ont besoin de rêver, et quoi de mieux qu’une ambiance conte de fée pour y parvenir? Afin d’ajouter le geste à la parole Mr. Liu a construit six châteaux dont le style a fortement été influencé par ceux de la Bavière et de la Loire. Il avoue aussi éprouver beaucoup d’admiration pour les œuvres de l’architecte Gaudi. Pour la construction de ses six palais féériques il n’a pas dépensé quelques douze millions d’euros. Il n’hésite pas à ouvrir ce vaste territoire au public qui accoure en masse pour y tirer des clichés de mariage dans une ambiance des plus romanesques. Mr. Liu avoue ne pas vouloir s’arrêter là. Il rêve de d’inventer des châteaux encore plus majestueux, du genre à abasourdir le public. Il pointe une colline boisée où un jour il construira quelque chose de grandiose…

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Les Chinois sur la lune: Atterrissage en douceur pour la sonde Chang’e 3

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Le 24 octobre 2007 la sonde chinoise Chang’e 1 avait été lancée depuis la base de satellite Xichang, située dans le sud du Sichuan. Alors qu’en juin dernier la Chine réussie une mission spatiale habitée qui s’amarra à un embryon spatiale, elle ne compte toutefois pas s’arrêter là. D’ici 2017 la Chine est d’ailleurs désireuse de ramener des échantillons de roche lunaire et elle espère envoyer des astronautes chinois sur la lune avant l’année 2025. Mais en attendant c’est la mission spatiale Chang’e 3 qui fait la une.

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La navette qui a été lancée depuis la base de satellite Jiuquan dans le Nord-Ouest du Gansu a fait un alunissage en douceur ce samedi 14 décembre à 21h11, heure locale. Chang’e 3 a atterri sur un territoire nommé ‘la Baie des arcs-en-ciel’. Cette baie se situe au nord des quartiers explorés auparavant par les nombreuses missions spatiales baptisées ‘Apollo’, des navettes envoyées par les Etats-Unis et prenant fin en décembre 1972. Quant aux missions spatiales de l’URSS elles s’arrêtèrent en août 1976 avec le lancement de la dernière navette spatiale, Luna 26. Dans les médias chinois ‘la Baie des arcs-en-ciel’ est communément appelée le ‘nouveau monde’.
Cet exploit fait de la Chine le troisième pays réussissant un atterrissage en douceur sur la lune.

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Chang’e 3 est le nom attribué à la sonde spatiale chinoise qui pèse près de 3,8 tonnes. Elle est composée d’un module d’atterrissage et d’un robot d’exploration, un petit véhicule sur six roues qui fait penser aux rover ‘Curiosity’, ‘Opportunity’ et ‘Spirit’ envoyés sur Mars par la Nasa en août 2012. Le nom ‘Chang’e’ et celui du rover ‘Lapin de Jade’ ne sont pas anodins, car dans la mémoire collective des Chinois, Chang’e n’est nulle autre que la Déesse de la Lune. Aujourd’hui encore elle est célébrée chaque année pendant le festival de la mi-automne. C’est durant ces quelques jours de fêtes que la famille se réunira et mangera des petits gâteaux ronds fourrés aux fruits confits tout en observant la lune. Cette nuit là la lune est d’ailleurs plus ronde que n’importe qu’elle autre de l’année. La Déesse de la Lune y vit en exil après avoir avalée d’une traite la potion qui donne vie éternelle mais était à la base destinée à son mari, le légendaire archer Houyi. C’est Houyi qui fit tomber un à un les neuf soleils perchés dans le ciel. Il n’en épargna qu’un seul et sauva ainsi l’humanité de la sécheresse. Heureusement la belle Chang’e  ne vit pas seule sur la lune, un lapin écoutant au joli nom de ‘Lapin de Jade’ égaie ses journées.

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Le premier décembre 2013 Chang’e 3 a été lancée par une fusée longue marche 3B. Elle a atteint l’orbite lunaire le six décembre et c’est là que le très délicat processus d’atterrissage a commencé. Comme l’explique Bernard Foing, directeur du groupe international d’exploration lunaire (ILEWG) la manœuvre d’alunissage a consisté « à désorbiter la sonde pour lui faire perdre de l’altitude tout en la faisant passer d’une position horizontale à un statut vertical ». Des petites rétrofusées ont ensuite permis de la ralentir progressivement tout en la stabilisant. Toujours d’après le directeur de l’ILEWG l’objectif était d’atteindre une vitesse nulle à 100m du sol et à couper les moteurs à 4m du sol. Le module d’atterrissage est pourvu de quatre pattes afin d’amortir le choc. La descente de Chang’e a duré douze minutes, douze minutes durant lesquelles le moindre pépin aurait pu être fatal et donner lieu à une explosion. Comme le dit le Président de la base de satellite à Jiuchuan, Mr. Chen Weiren « Durant les quelques centaines de seconde la navette doit parcourir environ 15km et atterrir sur le terrain choisi à l’avance ; un terrain sélectionné pour son absence de cratères, butes et autres dangers. L’alunissage en douceur est un moment crucial durant lequel la sonde est mise à rude épreuve. » Que le décollage et l’alunissage se soient passés sans la moindre égratignure prouvent bel et bien que les chinois ont acquis un solide savoir-faire spatiale.

Après que les ingénieurs spatiaux se soient une dernière fois assurés de l’état de l’équipement, fait un dernier check du degré des radiations solaires et les paramètres d’environnement, le même jour à 23h45, Chang’e 3 a fait sortir la bête, le ‘Lapin de Jade’. Celui-ci dispose d’un radar permettant des sondages à plus de 1OOm de profondeur. Le lapin est également équipé de caméras de haute résolution qui prendront surtout des photos de paysage. Le robot d’exploration est également doté de deux instruments scientifiques placés sur des bras robotisés : l’un est un spectromètre à rayons X qui déterminera la composition élémentaire des roches, tandis que l’autre est un spectromètre infrarouge qui permettra d’identifier les minéraux en surface.  Le 15 décembre à 03h10 le rover s’éloigna de sa ‘mère porteuse’ en laissant derrière lui de profondes traces qui font penser à l’empreinte du célèbre astronaute Neil Armstrong et sa phrase inoubliable ‘’That’s one small step for [a] man, but a giant leap for mankind’’.

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L’atterrisseur pèse plus d’une tonne est s’adonnera lui aussi aux jeux de la science. Il dispose d’un télescope afin d’étudier les galaxies et les étoiles dans les UV moyens ainsi que d’une caméra à rayons UV extrêmes permettant de simultanément regarder les aurores magnétiques au Pole Nord et Sud de la terre. Le module d’atterrissage prendra surtout des photos de la géologie et topographie des lieux alors que le rover prendra surtout des clichés de paysage.

Afin d’avoir largement le temps de faire des expérimentations, l’alunissage est équipé d’une pile nucléaire qui génère de l’électricité et permet aussi de le réchauffer durant les nuits lunaires qui durent 14 jours terrestres et sont caractérisées par des températures dépassant largement celles de la Sibérie. Aux confins de la lune, les nuits de pleine lune il peut faire jusqu’à -183°C, dans son centre il y fait plus chaud, mais pas pour autant mieux vivre car en journée les températures peuvent atteindre 127°C ! Le véhicule d’exploration dispose de panneaux solaires capables de le revitaliser et non pas de carottes juteuses. Pendant les nuits lunaires un petit chauffage atomique tiendra les instruments scientifiques au chaud pendant que le ‘Lapin de Jade’ dormira. S’il arrive à se réveiller après ce premier long sommeil, il sera bien parti pour mener à bien sa mission, une mission qui devrait durer trois mois.

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L’analyse de Jean-Yves Le Gall, président du Centre national d’études spatiales en France (Cnes) interprète cet exploit d’une manière bien plus vaste. Pour lui la Mission Chang’e « reste d’un intérêt scientifique modeste, mais a une portée symbolique pour la Chine. La Chine réalise des missions ambitieuses et visibles qui mettent en avant ses capacités techniques. Ces missions ont un but clairement politique qui lui permettent de s’affirmer sur la scène internationale tout en faisant des investissements dans les technologies de pointe qui profite à l’ensemble de ses industries ».

Loser version chinoise

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La nouveauté de la langue chinoise : le ‘diaosi’

‘Jiaodian fangtan’ (焦点访谈, jiāodiăn făngtán)est une organisation qui publie chaque année une liste de nouveautés linguistiques. A l’origine ce sont souvent des ingéniosités qui ont fait le buz sur la toile avant d’être plus largement diffusées. Y apparaissent en grande majorité des mots informels, utilisés surtout dans la sphère privée, entre amis ‘’jeunes’’, enclin au rire et s’armant essentiellement d’argot. Cette liste n’épaissira pas forcément le dictionnaire chinois, car pal mal de mots sont damnés à une rayonnante, mais très courte existence. Il est toutefois intéressant de les observer, car ils sont le reflet d’un phénomène, une ambition ou un standard chinois actuel.

Un mot qui ne cesse de faire couler de l’encre et a à son effigie moult films, livres, paroles de chansons et expositions est le très fameux ‘diaosi’ 屌丝 (diáosī). Il n’est pas comme beaucoup de créativités linguistiques chinoises le résultat d’un méli-mélo d’homonymes, jeu de mots qui peut aider à si non pas contourner les filtres de la censure, alors à s’exprimer vulgairement sans que cela paraisse choquant. Le mot ‘diaosi’ continue après deux ans à meubler les conversations en ce qui concerne sa juste définition.

Devrait-on le traduire par un raté, malchanceux, loser ou antihéros? Un pauvre type, un geek, moins que rien, déprimé ou tout simplement par le roi du sarcasme et de l’introspection humoristique? Difficile de trouver LA traduction univoque, car le ‘diaosi’ est décidément un produit chinois, un phénomène humain sorti tout droit d’une société qui se développe au détriment de certains d’une part et qui traduit les nouvelles aspirations et changements de perceptions concernant bonheur et réussite d’autre part.

Toutefois le ‘diaosi’ renvoie aussi l’image d’un personnage qui n’est ni jaune ni rouge, ni américain ni africain, mais silencieusement présent sur la dernière rangée des salles de cinéma, recroquevillé sur un petit tabouret dans un boui-boui qui ne paie pas de mine, amassé entre des corps sveltes dans un bus bondé, enfermé à double tour dans son vingt mètre carré, scotché jusqu’aux petites heures sur son ordinateur.

Je m’aperçois avec intérêt qu’en ouvrant Baidu Baike (une encyclopédie online, comparable à notre Wikipedia)que l’article lié au terme ‘diaosi’ a été consulté par pas moins de quinze millions d’internautes et depuis sa parution le 27 octobre 2011 il a été modifié plus de 700 fois !

Initialement ‘diaosi’ est un terme utilisé par les internautes et il visait essentiellement les geeks et tout un ramassis de moins bien lotis. Très vite il s’est répandu et l’humiliation est devenue un moyen de s’auto-flageller ironiquement, ou même de faire preuve de modestie. Les internautes demandent néanmoins une définition pointilliste, et voici ce qui en ressort :

  • En ce qui concerne la femme ‘diaosi’ elle n’a jamais acheté de bikini, n’a pas changé de coupe de cheveux depuis six mois, ne porte pas de vernis à ongles coloré, ne s’est jamais gambadé dans le centre avec des talons de plus de cinq centimètres ; elle a la fâcheuse manie de se cacher derrière les hommes, évite les miroirs ou bien au contraire s’y contemple du matin au soir, n’ose pas rire la bouche ouverte, ne connaît pas le principe des sous-vêtements assortis et bien évidemment, elle fait des régimes qui dépassent la durée des cinq mois.

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  • En ce qui concerne l’homme ‘diaosi’ il fume des cigarettes de moins de 20RMB le paquet (pas plus de trois euros), il se croit l’heureux propriétaire de chaussures en cuir d’une valeur ne dépassant pas les 800RMB (plus au moins 90EUR), conduit une caisse qui ne vaut pas 100.000RMB (12 000EUR), avant de se marier il n’a pas eu plus de trois (vilaines) petites copines, sa couverture sociale ne s’élève pas au-dessus des 10.000RMB l’année (1200EUR), il n’a jamais plus de 1000RMB (120EUR) dans son portefeuille. Et de surcroît il boit du thé vert aux vertus médicinales, ne boit pas d’autres alcools que la bière ou l’alcool de blé, porte des vêtements de la marque 361° et le pauvre n’a plus fait de grand voyage depuis cinq ans.

Toutefois cette énumération est largement insuffisante pour comprendre l’étendue et le sens du terme. Il est indiscutable que la Chine est entrée dans une ère glorifiant l’argent bien plus que le gentilhomme conçu par Confucius; et elle est loin l’époque Mao où le triumvirat ouvrier-paysan-soldat-, était l’ultime et unique modèle de vie. De nos jours, ce sont des symboles extérieurs de richesse et plus m’as-tu-vu que discret qui prouvent la réussite sociale. Les programmes télévisés dans lesquels des hommes pas franchement agréables à mater, néanmoins très fortunés, font tomber plus de cœur que les charmants participants sans le sou, laissent à croire que c’est le renminbi (monnaie chinoise) qui a mis main base sur les moindres recoins de l’âme chinoise et de sa société. Mais ne serait-ce pas un tantinet exagéré de mettre une population si vaste et variée dans un même panier ?

Dans le grand débat concernant la juste définition de cette typologie mélangeant une vague de détresse, un manque d’action et beaucoup d’humour, certains médias n’hésitent pas à mettre le doigt sur le fait que plus qu’un physique blafard et une vie apparemment insipide, le ‘diaosi’ traduit surtout un état d’esprit : l’aspiration d’être reconnu par la société, d’être quelqu’un de plus que le simple maillon remplaçable dans une chaîne se reproduisant à l’infinie. Ne sachant comment gagner cette place, le ‘diaosi’ en vient à perdre son but, le sens de la vie. Tout lui semble monotone, une grisaille qui ne saurait faire jaillir en lui le moindre enthousiasme. Le prototype du ‘diaosi’ est légèrement ou complètement complexé, un peu misérable aussi et les vantes qu’il se jette à tout bout de champ sont une manière de se consoler. Le rire l’aide à émaner bien au-delà de sa pitoyable condition. Il manque d’ambitions, mais surtout, il est perdu dans le tourbillon de changements ultra-rapides et la poursuite folle à la richesse. La génération des années ’80 en particulier et celle des années ’90 s’identifie plus que quelconque tranche d’âge avec la représentation du ‘diaosi’. Ce sont pour la plupart des citadins qui ont grandi sans frères et sœurs et se sont inventés des jeux et des blagues afin de se divertir dans sa solitude.

La génération des enfants uniques expliquerait aussi en parti la raison pour laquelle les énumérables plate-formes, micro-blogs et applications mobiles sont si répandus en Chine. Confrontés à une poignante solitude, pourris gâtés à leurs heures mais au prix d’une pression accablante, le monde anonyme de l’internet et le partage avec d’autres individus qui vivent le même calvaire, est pour ces enfants uniques une échappatoire très prisée. Ces jeunes font leurs premiers pas dans la société et se rendent compte que celle-ci n’est pas à la hauteur de leurs doux rêves. Ce sont des jeunes adultes qui ont moins d’opportunités que la génération des années ’60 ’70 où la Chine devait encore se construire, où le marché n’était ni saturé, ni très demandant en matière de certificats, licences, permis et diplômes en tout genre.

Le self-made man chinois existe bel et bien, mais il disparaît proportionnellement avec la complexité et les exigences croissantes de la société. Les ‘diaosi’ sont des jeunes rêveurs qui ont étudié du matin tôt jusque tard dans la nuit. Ne figurait pas dans leur agenda un dimanche de repos, et en semaine les cours se terminaient vers 17-18 heure pour être suivis d’une flopée de cours de rattrapage d’anglais, de maths olympiques, de piano etc. Les parents n’ayant qu’un seul enfant ne voudraient pas le voir être en reste et sont exhortés à le pousser à se préparer à la bataille véhémente qui l’attend dans la quête d’une place dans la société. Qu’elle n’est donc pas la peine de ces jeunes adultes quand la réalité leur saute soudainement aux yeux : une enfance plus au moins sacrifiée, des années passées à s’enterrer dans des monticules de syllabus pour un poste miteux au 29ième étage d’un nième gratte-ciel à l’ambiance suffocante, et de surcroît un salaire tout juste suffisant pour subvenir aux besoins les plus basiques. Ils n’ont pas de réseaux sociales/connections sur lesquelles ils peuvent compter pour monter quelques échelons, sont régulièrement victimes d’angoisses et de doutes concernant leur futur, et mènent une vie très ordinaire malgré de gros efforts quotidiens. Ils sont conscients de leur condition et qu’il n’y a pas de remède miracle. Au lieu de se laisser aller au désespoir, ils choisissent de rendre cette grisaille plus palpitante avec une bonne dose de sarcasme.

Une pauvreté matérielle plus au moins poignante fait naître une pauvreté en matière d’ambitions, de passions, et d’espoir dans un meilleur lendemain. Le ‘diaosi’ n’est pas plus à blâmer que la société elle-même qui exhibe un fossé trop escarpé entre riches et pauvres. Des photos et blogs étalant une vie de luxe XXL sont bien trop éloignés de la réalité moyenne, mais fonctionnent néanmoins comme nouveau modèle de vie. Quand on demande aux ‘diaosi’ interviewés de noter les mots caractérisant au mieux leur vie, ‘pression’, ‘rêve’, ‘amitié’, ‘amour’ et ‘attention’ emportent de loin le top cinq des mots les plus fréquemment utilisés.

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Pour mieux comprendre le phénomène ‘diaosi’, il n’est pas inutile d’éclaircir son contraire, son concurrent le plus féroce : le ‘gaofushuai’. Le ‘gaofushuai’ est la juxtaposition des adjectifs ‘grand’, ‘riche’ et ‘beau’. Malgré cet ordre, une petite explication s’avère nécessaire car parmi ces trois adjectifs décrivant l’homme parfait, ‘riche’ est le pilier crucial, s’ensuit par importance dégressive beau et grand.

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La fille la plus convoitée est la ‘baifumei’, littéralement la juxtaposition des adjectifs ‘blanche’, ‘riche’ et ‘belle’.

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Ici chaque adjectif est intimement lié à l’autre mais on ne note pas hiérarchie d’importance. Même si le désir d’avoir une peau ultra blanche est une des obsessions majeures de beaucoup de jeunes chinoises n’hésitant pas à dépenser des fortunes en lotions blanchissantes pour y accéder, la notion ‘blanche’ est à prendre au sens large. Il reflète plus le principe d’un joli minois, une peau jeune et élastique, pétillante de santé et lisse comme celle d’une poupée en porcelaine. Être riche est peut-être l’unique manière d’atteindre cet idéal. Ce standard de beauté n’est autre qu’une manière de se distinguer de la classe des paysans affrontant tempête et canicules et affichant donc une peau tarie par le soleil et ridée par un mode de vie rude. Par chez nous, que ne faisons-nous pas pour avoir ‘bonne mine’ ? Ne serait-ce pas aussi une manière de montrer qu’on peut se permettre de prendre le temps de se pourlécher au soleil, ou mieux encore, sur une plage exotique bien loin de nos pays pluvieux ?

Est-ce que la Chine se prépare à dépasser l’Occident en matière d’ingurgitation par capita de tranquillisants et antidépresseurs ? Le futur nous en dira plus, mais en attendant les cartes changent, les règles du jeu aussi et le tourbillon dynamique de la fourmilière chinoise pond des phénomènes haut en couleur.

La vie des homosexuels en Chine

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Quand l’ingéniosité se marie au pragmatisme

Alors qu’un ancien proverbe « Pas de pluie sans nuages, pas de mariage sans entremetteuse » reste d’appoint dans certains recoins très reculés de la Chine, les habitants des métropoles, villes importantes et gros bourgs ont de plus en plus souvent le choix de se marier par amour ou presque. La période ou l’on ne pouvait sous aucun prétexte se tenir par la main, s’embrasser publiquement ou même s’imaginer épouser la personne qui faisait battre son cœur, disparait petit à petit dans le plus grand courant des libéralisations en tout genre qui secoue depuis la fin des années ‘70 la société chinoise.

Dans la Chine d’aujourd’hui, les jeunes adultes essaient de trouver chaussure à leur pied tout en respectant toutefois les exigences et surtout les craintes de leurs parents. C’est-à-dire qu’un mariage entre un citadin et un paysan reste rare, car quelle sécurité financière peut-on espérer d’un mari sans connections, sans fortune, sans haut niveau d’études ? On peut donc dire qu’on essaie de trouver la perle rare dans sa propre catégorie sociale, mais dans ce vaste groupe, on devient de plus en plus libre de choisir pour l’Amour.

Avec l’acceptation du mariage d’amour qui devient tout aussi répandu que le mariage par pure sécurité sociale ou matérielle et tout aussi répandu aussi que le mariage entre bonnes familles, une plus grande liberté d’expression de ses sentiments et surtout la poursuite du bonheur personnel, les homosexuels chinois commencent petit à petit à faire parler d’eux. Des bars leurs sont destinés, des plateformes voient le jour, des photos assez subversives font leur apparition sur le Net.

Il est clair pourtant que le gros de la génération née avant 1980 ainsi que beaucoup de chinois nés après les années ’80 ne sont absolument pas enclin à considérer même possible une vie amoureuse entre deux personnes du même sexe. Pour les parents il est impensable que leur fils ou fille n’aura pas de progéniture, ne reproduira pas le modèle de cohabitation qui existe depuis des millénaires, a fait ses preuves et n’a donc nul besoin d’un quelconque chamboulement.

Fidèles à eux-mêmes, fidèles au concept de l’harmonie -ou du moins de l’harmonie en surface, de plus en plus d’homosexuels chinois se regroupent afin d’élaborer une manière de vivre pleinement son amour tout en essayant de faire un minimum de ‘victimes’. Pour le commun des mortels chinois il est impensable de décevoir ses parents. Impensable de leur avouer du tac au tac, ou même avec douceur et délicatesse qu’ils ne seront jamais grand-parents, qu’ils devront affronter la pression des nombreux oncles et tantes répétant à tue-tête qu’ils attendent avec impatience le mariage de leur neveu ou nièce. Il est absolument impensable de faire perdre la face à ses parents, tout aussi impensable de leur faire perdre leur raison de vivre. Bien sur, les personnes âgées comptent sur leur progéniture pour entre autre leur venir en aide d’un point de vu financier, mais plus que tout, beaucoup de chinois ne peuvent pas s’imaginer comment on peut vivre sans enfant et sans époux/épouse à ses côtés.

Que faire donc pour ces personnes qui ont grandi avec l’Internet, cette plus grande liberté d’expression, des exemples très réussis d’amour entre deux personnes du même sexe et une plus grande conscience de son fort-intérieur ? Car d’une part la vertu de la piété filiale reste très présente, d’autre part la génération d’après 1980 ne se satisfait plus tout à fait du sacrifice personnel afin de ne pas faire ‘perdre la face’ à sa famille.

Certains d’entre eux s’enfuient dans un pays bien loin de la Chine, mais il faut avoir l’argent pour cela et les nombreux systèmes de communication deviennent non seulement de plus en plus internationaux mais aussi accessibles à Monsieur Tout le Monde. S’enfuir ne facilite donc pas forcément non plus le jeu du cache-cache de sa sexualité.

Passé l’âge de vingt-six, vingt-sept ans, une jeune fille chinoise et célibataire court le risque de se faire traiter de ‘剩女’ (shèngnǚ), c’est-à-dire ‘restant de femme’, une fois passé l’âge de trente, trente-trois ans, la pression qui repose sur les épaules d’un jeune homme chinois célibataire devient invivable.

Alors quelques couples homosexuels bien aisés peuvent faire appel à une mère porteuse ou une fertilisation en laboratoire afin d’avoir quand-même une progéniture à son nom et de calmer un peu le raz-de-marée inquiétant des parents. Mais très vite la pression reprendra, car on peut très bien s’imaginer que la mère/le père de l’enfant est en plein shooting et donc rarement à la maison pour faire son apparition sur skype ou qu’elle/il a claqué la porte, mais au bout d’un certain temps les parents exigeront que cet enfant ait une mère et un père. Que faire alors ?

Des exemples d’ingéniosité viennent égayer un pays qui à tort parfois, à juste titre parfois est  perçu comme un désert de créativité, le summum de la falsification et reproduction sans contenu solide. Un couple de lesbiennes trouvera un couple d’homosexuels. Ensemble on peut dire qu’ils mettront en place une machination réalisable qu’en Chine…

D’abord les deux hommes épouseront chacun une femme du couple lesbienne, séparément ils organiseront deux cérémonies de mariage et empocheront tous les quatre un certificat de mariage officiel. Pour la famille proche et lointaine, les amis, les collègues, bref, pour le monde extérieur ces deux couples mariés vivent de manière irréprochable.

Il est clair que le couple homo et le couple lesbienne doivent se faire confiance d’une part, et que d’autre part il est préférable qu’ils jouissent d’une situation financière similaire. Car, et c’est là que cela devient intéressant, les deux couples parfaits vivront dans le même immeuble d’appartements et la nuit, quand tous les chats sont gris, on dormira avec celle ou celui qu’on aime. En journée chacun ira travailler de son côté et on recevra la famille comme il se doit d’un couple de jeunes mariés. Le jour du Nouvel An Chinois, de la Fête de la Mi-Automne, ou d’un autre regroupement familiale, on se prendra au jeu… Tout simplement.

Mais au bout de quelques années d’amour doux, un nouveau problème pointera le nez. C’est très beau d’être marié, mais on ne peut pas rester éternellement sans enfants quand-même ? Comme à l’inverse c’est très beau d’avoir un enfant, mais on ne peut pas rester éternellement sans partenaire quand-même ?

C’est là qu’il faut encore une fois comprendre un tantinet la société chinoise pour croire cela possible. Le couple ira d’abord voir les parents du jeune mari et celui-là prendra ses parents à part pour leur avouer , les larmes aux yeux, qu’il n’est pas le digne fils de ses parents : ses spermatozoïdes ne sont malheureusement pas fertiles… Les parents se sentiront honteux vis-à-vis de leur belle-fille et plus encore vis-à-vis des parents de cette pauvre fille. Ils convainqueront leur fils d’aller voir les spécialistes les plus renommés, débourseront parfois même des fortunes pour une opération dans un hôpital international, mais le résultat restera toujours négatif… Au bout de quelques années, il lâcherons l’affaire et accepteront qu’ils n’auront jamais de petit-enfants.

La jeune mariée, elle, prendra aussi ses parents à part pour leur avouer que son mari n’est malheureusement pas fertile. Elle pleurera des chaudes larmes en suppliant ses parents de ne pas en vouloir à leur beau-fils qui est en dessus-dessous par cette accablante nouvelle. Les parents pesteront et seront eux aussi affligés par cette triste nouvelle, mais voyant à quel point leur fille tient à son mari et ému par le sort que la vie leur réserve, ils finiront peut-être par accepter l’inacceptable…

Les risques sont aberrants, la crédibilité semble très lointaine, mais ce genre de ‘contrat’ commence à faire ses preuves et évite à bien des individus en Chine de devoir sacrifier son amour ou la raison d’être de ses parents. C’est un sacré exercice d’acrobatie, une gymnastique de compromis qui demande du culot et fait réfléchir à deux fois sur la très forte plausibilité du proverbe ‘nous ne sommes qu’en faite les acteurs de nos vies’…

Ne vous inquiétez pas en tous cas, les homosexuels ne sont pas mal vu dans les hôtels ou n’importe ou pendant votre voyage en chine. Chine-tour a deja accueilli plusieurs couples, et ils ont toujours été ravi de leur voyage.

Nouvel hôtel de luxe hors du commun en Chine

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Qu’on se le dise, la Chine n’a pas fini de nous surprendre !  La Chine ajoute ainsi une autre œuvre architecturale à sa liste impressionnante de somptueuses structures : le Sheraton Hot Spring Resort, basé à Huzhou (province du Zhejiang).

Le 1er Juillet dernier, la Chine venait d’inaugurer le plus vaste bâtiment au monde dans la ville de Chengdu, le New Century Global Center.  Le mois dernier encore, la Chine nous proposait une autre révolution architecturale avec le lancement de la construction de la Sky City, plus haute tour du monde (838m). Rappelons que la durée de sa construction est prévue en un temps record : 7 mois ! Ce mois-ci, c’est le groupe américain Sheraton qui innove et nous offre ce qui pourrait bien être l’un des hôtels les plus incroyables jamais conçu ! Réalisé par le célèbre architecte Ma Yansong, le Sheraton Huzhou Hot Spring Resort domine l’horizon par sa forme innovante.

Certains y verront un fer a cheval, d’autres un simple anneau et les plus créatifs un gigantesque donut ! Quelle que soit la forme qu’ait voulue mettre en valeur l’architecte, le Sheraton Hotel Spring Resort impressionne de par son immense structure. Ses dimensions sont tout simplement hors normes : plus de de 100 m de hauteur, 116 m de largeur pour une superficie totale de 95000 mètres carres !

L’intérieur est, lui, tout aussi fascinant et luxueux. Le hall d’accueil est éclairé par une série de vague de lumières composé de 20 000 cristaux Swarovski, tandis que le sol est pavé de jade blanc afghan et de pierres d’œil de tigre brésiliennes.

Le groupe Sheraton estime le cout de construction à 1.5 Milliards de dollars et gage sur son design attractif pour séduire les clients, un design offrant  » l’incarnation parfaite de l’eau, donnant à chaque pièce une vue sur le lac, la lumière et la ventilation naturelle, peu importe où il se trouve. »

Surplombant les rives pittoresques du  lac Taihu, l’hôtel propose 321 chambres d’hôtes dont 44 suites et 39 villas. Chacune des chambres de l’hôtel Sheraton Huzhou comprend un balcon privé, un grand bureau de travail avec une chaise ergonomique, un accès Internet haut débit, une télévision à écran plat LCD et une station d’accueil pour iPod. Les suites disposent de salles de bain en marbre avec baignoire encastrée et douche à l’italienne. Il vous faudra tout de même débourser plus de 300 euros la nuit, pour une chambre entrée de gamme.

L’hôtel mise également sur ses nombreux services et ses installations de loisir. Vous pourrez profiter d’un village spa dédié, d’un centre de remise en forme avec ses 40 sources thermiques, d’un quai de plaisance, d’une salle de jeux, d’une piste de bowling ou encore des trois restaurants que l’hôtel fournit. Enfin, si vous souhaitez vous marier dans ce havre de luxe, le Sheraton Hot Spring Resort met à votre disposition une île privée de 1600 mètres carres !

Tout nous laisse à penser que nous ne sommes pas au bout de nos surprises et que le Chine ne cessera pas de nous impressionner. L’InterContinental Shimao hôtel, prévu pour 2015, en est une illustration. Construit sur le site d’une carrière abandonnée d’une profondeur de plus de 100m, l’hôtel comportera quelques pièces sous-marines ! Quelques photos à l’appui …

Que vous inspire le Sheraton Hot Spring Resort ? Vous laisseriez-vous tenter ?

Sheraton Hot Spring Resort :

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InterContinental Shimao :

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Lancement des travaux de Sky City

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Comme mes articles précèdent l’avaient annoncé, Sky city serait le plus grand et haut immeuble du monde (838 mètres), sa construction vient de démarrer le 20 juillet 2013 dans la ville de Changsha sur une zone de 1,05 km². Sa construction en préfabriqué devrait aussi battre des records en seulement 7 mois, soit 4 mois, qui seront dédiés à la construction des pièces détachées de l’immeuble et 3 mois pour l’assemblage, si tout va bien et il sera le plus grand immeuble au monde en avril 2014 avec 93 ascenseurs, et accueillera 4 450 foyers, 250 chambres d’hôtels. Sky City se veut aussi écologique , ses concepteurs ont prévu des parois d’isolation de 20 cm d’épaisseur en plus des murs, des fenêtres à quadruple vitrage, le recyclage de la chaleur et de l’air frais pour chauffer ou refroidir naturellement le bâtiment,afin réduire les émissions de dioxyde de carbone

Le budget total prévu pour sa construction s’élève à 9 milliards de yuans, soit environ 1,12 milliards d’euros.

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Le bâtiment le plus vaste du monde le «New Century Global Center»!

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Les chinois viennent d’inaugurer au 1er Juillet 2013  à Chengdu, capitale de la province du Sichuan, le «New Century Global Center». New Century Global Center a été construit en seulement trois ans. Il est le  plus vaste bâtiment du monde soit 500 mètres de longueur, 400 mètres de largeur et 100 mètres de hauteur. Ce superstructure a un parking  15 000 places et son intérieur, vous offre un large choix des hôtels (plus de 1000 chambres), comme centre commerciale les boutiques s’étalent sur plus de 400 000 mètres carrés, mais ce qui est extraordinaire, c’est sa plage virtuelle sur 5 000 mètres carrés et son plafond qui projette une lumière, qui imite la lumière du jour, autre fait marquant c’est son écran LED géant de 150 mètres de long sur 40 mètres de large, qui crée  des illusions d’espaces ou d’horizon. Ce bâtiment est aussi un lieu de loisir ou de divertissement il propose de nombreux activités tel que son cinéma IMAX avec 14 salles, son parc aquatique, qui est une reproduction complète d’un village méditerranéen ou encore pour les amateurs de skate, un terrain de skate démesuré. Comme dans une des articles précédente, la Chine a lancer en Mai 2013, le début des travaux du plus grand gratte ciel du monde le Sky City qui va ouvrir ses portes soit en janvier ou Février 2014. Ce sera le plus grand et haut du monde mais aussi le bâtiment le plus rapidement construit pour ce genre de superstructure.

Voyageurs, si un jour vous venez en Chine, passez dans la province du Sichuan, pour admirer ce site démentielle! En plus la province possède de très nombreux sites célèbres et admirable  comme le splendide Grand Bouddha de Leshan (UNESCO), le Mont Emei ou Emeishan(UNESCO), les magnifiques piscines de Huanglong (UNESCO), la belle vallée de Jiuzhaigou et les mignons Pandas géant et la ville Chengdu qui regorge de sites historiques. Cette province est une des destination incontournable de la chine.global centerglobal center1global center2global center4global center5

Les rizières en terrasses Yuanyang UNESCO

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Les rizières en terrasses Yuanyang des Hani de Honghe de la province du Yunnan ont été ajoutées au 22 de juin 2013 au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Yuanyang abrite de spectaculaires rizières en terrasses qui s’étagent sur les pentes escarpées du mont Ailao et descendent jusqu’à la rive sud de la Rivière rouge (Honghe). Depuis 1300 ans, le peuple Hani a développé un système complexe de canaux qui amènent l’eau des sommets boisés jusqu’aux terrasses. Les Hani ont aussi mis en place un système d’agriculture intégrée qui associe l’élevage (buffles, bovins, canards, poissons et anguilles) et la production du riz rouge.

Le site de Yuanyang est composé de la forêt au sommet de la colline, des villages entourés de palissades en dessous de la forêt, des champs de riz en terrasses au-dessous des villages et le système d’eau de Honghe en dessous des champs en terrasses. Les rizières des Hani de Honghe couvre 13 190 ha et une zone tampon de 14 810 ha.

Pourquoi les rizières en terrasses des Hani ont été inscrit au patrimoine de l’UNESCO? Parce que les champs en terrasses sont composés de deux systèmes ingénieux:

Premièrement, c’est un système écologique unique, il comprend la forêt sur la colline, les champs en terrasses et les villages sur les flancs, et le système d’eau au pied des collines. La forêt sur les hauteurs conservent et apportent les ressources en eau. Nourrie en eaux par la foret, les rizières en terrassent forment de vaste everglade artificielle tout en produisant un mini écosystème entre les animaux aquatiques, des plantes et les Hani.

Depuis des siècles les Hani ont cultivé un grand nombre d’espèces de riz, ce qui représente un intérêt scientifique et humanitaire car ce petit bout de terrain abrite une banque important de souche de riz ancien.

Le deuxième système est un système culturel ethnique, on distingue:

D’une part les patrimoines culturels matériels, tel que les villages, les habitations et les bâtiments pour la production, les bois et les ouvrages d’irrigation.

D’autre part les patrimoines culturels immatériels tels que la production traditionnelle et les différent styles de vie et des fêtes traditionnels.

Enfin on distingue les systèmes de connaissances transmises oralement comme des poèmes ou des chants.

Yuanyang est aussi une destination pour la culture des ethnies (Hani, Yi et Miao). Yuanyang possède une des plus belles rizières en terrasses en Chine et elle est aussi connu comme un paradis pour les touristes et les photographes. De Novembre à Avril est le meilleur moment pour explorer Yuanyang, car les terrasses sont remplies d’eau et reflète le ciel, c’est comme si on se promène au ciel!

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